L'histoire de l'emblématique Judogi

L'histoire de l'emblématique Judogi

L'évolution du plus célèbre des vêtements d'entrainement d'art martial

Comme nous l'avons vu dans notre article anniversaire des 100 ans d'existence, KuSakura est réputée pour être l'inventeur du Judogi moderne tel que nous le connaissons aujourd'hui et la marque est bien connu comme la seule ayant la capacité technique de produire des Judogi basés sur ceux portés par son inventeur, Monsieur Jigoro Kano. Avec cet article nous voudrions partager avec vous quelques moments clés constituant l'histoire de fameux kimono d'entrainement, depuis ses origines, jusqu'à aujourd'hui. Cette chronique est aussi le début d'une série composé de quelques articles dédiés à la conception des Judogi KuSakura que nous portons tous lors des longues heures d'entrainement au Dojo.

L'origine du Judogi

Que ce soit dans l'Aikido ou le Karate, beaucoup d'arts martiaux partagent une histoire commune ainsi que des valeurs et des codes similaires avec le Judo. Et pour cause, l'uniforme d'entrainement ou le "Gi" comme on l'appelle, en fait partie. En réalité, le Judogi fut le premier uniforme d'entrainement moderne et de ce fait, a profondément façonné la perception que nous avons des kimonos d'entrainement de nos jours.

Le Judogi (柔道着 ou 柔道衣) en japonais, est le vêtement d'entrainement traditionnel utilisé au Judo et inventé par Jigoro Kano. Il est généralement plus épais et plus lourd que les autres uniformes d'entrainement des autres arts martiaux, permettant aux pratiquants d'être fermement ancrés au sol lors de la pratique.

Au début, Kano Sensei utilisait différents kimonos traditionnels ainsi que divers vêtements japonais qui se sont avérés pas assez robustes pour la pratique de son art. Il eut donc recours à quelques modifications dans la conception de son uniforme d'entrainement, en utilisant un tissu plus épais pour s'assurer que le Gi ne se déchire pas, l'a rendu plus lâche au niveau du corps afin de faciliter les prises, tout en gardant une certaine liberté de mouvement. De nombreux essais et un modèle parfait plus tard, ses étudiants fut les premiers à pouvoir utiliser la première version du Judogi qui n'a que très peu changé jusqu'à aujourd'hui.

Relic of Jigoro Kano's Judogi

Relique du Judogi de Kano Sensei

Quelques modifications plus tard, en 1906, le Judogi moderne possédant des manches longues fut adopté voyant apparaître la fameuse "coupe traditionnelle" que nous connaissons aujourd'hui. Néanmoins, le judo a maintenant acquis une renommée mondiale du fait qu'il devint l'un des arts martiaux les plus pratiqués au monde, de plus en plus de compétition suivirent et avec elles, leurs lots de règles et de normes.

La standardisation du Judogi

Le Judogi bleu, proposé en 1986 par Anton Geesink, premier Européen champion du monde, est très certainement l’évolution la plus connue de ce fameux vêtement d’entrainement. Avant cela, au Japon, l’un des deux Judoka devait attacher une bande rouge autour de sa ceinture, mais la distinction entre les deux opposants était encore plus difficile à l’étranger autant pour les arbitres que pour l’audience, étant donné qu’aucune norme n’était alors en place en ce qui concerne ce sujet. Une couleur pouvant contraster avec le blanc du Judogi traditionnel semblait alors être la meilleure solution pour pallier à ce problème et c’est là, le seul but du Judogi bleu.

Bien que normalisé en compétition de nos jours, l’adoption du Judogi Bleu a provoqué un tollé au sein de la communauté Judokate, revendiquant que le Judo devait rester un sport “pur” avec seulement le Judogi traditionnel de couleur blanche autorisé en compétition. Cette opinion a d’ailleurs été renforcée lors des Jeux olympiques de 2004, lorsque les Judoka portant un Judogi bleu étaient vus comme plus avantagés que leur homologue portant un Judogi traditionnel, ces derniers étant la plupart du temps dominé et vaincu.
Plusieurs études ont été réalisées afin de révéler si la couleur du Judogi peut réellement avoir un impact psychologique sur l’opposant, biaisant de fait les résultats en compétition. Mais jusqu’à aujourd’hui rien de très concret n’a pu être prouvé.

KuSakura Blue Judogi JNV

Le port du Judogi bleu s'est démocratisé de nos jours en compétition

En outre, la Fédération Internationale de Judo a aussi eu son rôle à jouer dans l’évolution du Judogi que nous connaissons aujourd’hui. Même si la fédération n’a pas vraiment eu d’impact en ce qui concerne la conception de base du Judogi, elle a su définir les différents ports de celui-ci autorisés en compétition. Plutôt qu’une évolution, nous pouvons plutôt parler d’une adaptation du modèle de base créé par Monsieur Jigoro Kano, au phénomène de masse qu’est devenu le Judogi aujourd’hui.
Regardons quelques-uns des changements majeurs qu’a apportés la fédération dans les compétitions de Judo:

  • En 2014, nous pouvons en premiers lieux constater un renforcement des règles entourant l’équipement, ses procédés et origines de fabrication ainsi que les tailles. Un premier renforcement des contrôles lors des compétitions est globalement aussi à noter.
  • De même, on peut observer un changement encore plus radical à partir d’avril 2015 avec la publication d’un document par la fédération dans lequel sont spécifiés tous les équipements ainsi que leurs procédés de fabrication autorisant certains Judogi en compétition. Ces nouvelles règles ont aussi introduit l’étiquette rouge OBLIGATOIRE sur les équipements des compétiteurs, assurant la conformité de leur Judogi aux nouvelles normes de la fédération. En revanche, il est important de préciser que cette étiquette n’est obligatoire que sur les Judogi, les étiquettes bleu ou rouge étant encore autorisées sur les ceintures. Vous trouverez davantage d'information à ce propos sur notre page dédiée.
Mandatory red label on a white Judogi

Étiquette rouge IJF obligatoire sur les Judogi depuis le 1er avril, 2015

Bref aperçus du processus de production

Le processus de production a connu d’énormes changements depuis l’invention du Judogi moderne. Tissé à la main au début, la mécanisation du processus s’est rapidement normalisée et KuSakura a pu rapidement devenir un pionnier dans la mécanisation du processus de tissage du tissu “Sashiko” (grain de riz). De nos jours, même si le processus n’a vraiment connu d’autre évolution, les fabricants ont instauré une approche éthique et sociale derrière leur production étant très différente d’une marque à l’autre.

En résumé, avant que vous puissiez arborer votre Judogi sur les tatamis, l’histoire d’un Judogi commence avec une simple bobine de fil de coton, très soigneusement choisi pour sa résistance et sa qualité. Par la suite, les fils sont tissés entre eux par des machines à la pointe de la technologie, pour former les premières toiles de tissu qui composeront le Judogi final. Selon le modèle, les méthodes de tissage peuvent être différentes, et c’est d’ailleurs le cas pour les modèles KuSakura étant donné que la plupart d’entre eux sont réalisés à partir de tissu Sashiko, reconnu pour son incroyable résistance comparé à d’autres tissus plus classiques. Ensuite, ces toiles devront être découpées et assemblées pour former les premières bases du modèle final, certains passeront d’ailleurs soit par l’étape blanchissage soit en coloration comme les modèles JNV, JNF et JNEX. L’étape finale, le contrôle qualité, réalisé chez KuSakura par quelques-uns des employés les plus expérimentés et les plus doués dans leur domaine, préparant les produits haut de gamme pour leur livraison finale aux clients.

KuSakura's employee thoroughly checking the quality of the Sashiko fabric

La qualité du Sashiko est contrôlé méticuleusement à la main

Au travers une série de quelques articles illustrés, nous vous emmènerons au coeur du processus de production des Judogi chez KuSakura, depuis les premières étapes de fabrication à la mission éthique que nous avons mise en place et à laquelle nous sommes liés.

Merci beaucoup de l’intérêt que vous portez à notre marque et notre travail et à bientôt sur KuSakuraShop!

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